1 an et demi après, où en est la Race for Water Odyssey ?

La Race for Water Odyssey , partenaire officielle d’OceanRide, partie en Avril 2017 à bord du bateau fonctionnant à l’énergie solaire, à l’hydrogène et au vent navigue actuellement en direction de l’île de Pâques. Depuis 1 an et demi, le navire en quête de solutions contre la pollution plastique des océans, a parcouru 12668 milles nautiques partant de Lorient, en passant par Madère, les Bermudes, Cuba, la République dominicaine, la Guadeloupe, le Peru et dernièrement le Chili.

L’objectif de l’odyssée est double. D’une part, elle accélère la transition écologique en promouvant l’énergie solaire, le vent et l’hydrogène comme solutions renouvelables pour demain. D’autre part, elle promeut une machine capable de transformer le plastique en carburant, en partenariat avec ETIA.

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Journée mondiale des océans ©Margaux Chalas

race for water Oceanride Ecole à bord du bateau Race for Water ©Peter Charaf

L’odyssée de l’espoir

Concrètement, l’équipage navigue et rencontre des personnes politiques, des entrepreneurs, des étudiants, des écoliers et des citoyens. A bord du bateau, des workshops sont organisés pour faire un travail de sensibilisation et de vulgarisation scientifique. Par ailleurs, des partenariats sont tissés, des pays réfléchissent à adopter la machine pour faire du plastique une ressource à part entière, eux qui croulent souvent sous les tonnes de plastique arrivant par la terre et par la mer.

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Workshop pour les scolaires sur le Race for Water ©Peter Charaf

Un constat alarmant

En 2015, Race for Water avait effectué une première odyssée à la voile à bord d’un trimaran. A ce moment là, l’objectif était de réaliser la première étude globale en un seul tenant sur la pollution plastique des océans. Mission accomplie, toute l’équipe est donc revenu avec des constats bien clairs et avérés. Tout d’abord, après avoir navigué dans les îles et parcouru les coeurs des gyres de plastique, ils constatent qu’il n’existe pas d'”île de plastique”. Au contraire, les déchets sont parcellaires, diffus et forment une “soupe de plastique” qui se transforme en micro-plastiques, et atterrit dans les fonds abyssaux.

Ce constat est un tournant. L’équipe Race for Water est alors convaincue que “nettoyer les océans des déchets plastiques en mer est une utopie” explique Marco Simeoni, le fondateur de Race for Water.

race for water Oceanride L’équipe Race for Water (il manque ceux qui sont à terre!) ©Peter Charaf

“Il faut agir à terre, avant que les déchets ne touchent les océans où ils se transformeront en micro-particules de plastique.” Marco Simeoni

Des solutions techniques et citoyennes

” Grâce à une machine développée avec notre partenaire ETIA, nous avons intégré une technologie qui transforme les déchets plastiques en ressources énergétiques que ce soit du gaz ou de l’électricité. La vente de cette énergie nous permettra de rémunérer les collecteurs de rue, ce qui les incitera à ramasser les déchets plastiques sauvages et empêchera leur arrivée dans les océans ” poursuit Marco Simeoni.

Dans le cadre de son partenariat avec la Fondation Race for Water, OceanRide reverse 10% de ses bénéfices à l’organisme, et invite ses utilisateurs à réaliser des nettoyages de plages et de rives en échange de temps de loisir offert.

 

Vidéo expliquant le fonctionnement de la machine ETIA.

En savoir plus :

Emission France Info du 9 avril 2017

Interview BFM TV du 25 juin 2018

 

 

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