Sarah Hébert, sirène du pacifique au moral d’acier

Une enfance les pieds dans l’eau

Sarah Hébert est née en Nouvelle-Calédonie. A peine sortie de la maternité, ses parents l’emmenaient à bord du bateau familial, « Gamin 3 » sur lequel ils naviguèrent en famille durant 12 ans. Dès son plus jeune âge, Sarah a été ballotée par le mouvement de l’océan et bercée par le clapotis des vagues. Pour elle, l’océan est un repère solide: « Lorsque mes yeux se posent sur l’horizon liquide, je ressens un profond sentiment de paix ». Trente ans plus tard, elle remet le cap et part en tour du monde à bord de « Maloya » avec Aurélien, son compagnon, et Nael, leur bébé. Le projet s’appelle « Poussé par le vent », il a débuté le 17 mai 2017 au départ de Vannes. Ensemble ils ont l’ambition de découvrir les spots de glisse les plus incroyables. Du Morbihan à la Nouvelle-Calédonie, le terrain de jeu est vaste. A bord du bateau, une cabine entière est dédiée à leur matériel de glisse. Ce qui a poussé Sarah à monter ce projet, c’est avant tout son insatiable curiosité : « L’aventure et la découverte sont indispensables à mon épanouissement ».

La windsurfeuse au moral d’acier

A 16 ans, elle se prend de passion pour la planche à voile «Ce jour-là j’ai vraiment découvert ma passion, dès les premières glissades je me suis dit : «C’est ça que je veux faire», résume-t-elle. Rapidement, elle entame une carrière de windsurfeuse professionnelle. Durant 10 ans, elle pratique la planche à voile à haut niveau et arrive jusqu’à la position de vice-championne du monde de windsurf. Ces années là sont un mélange de rencontres, d’adrénaline, d’excitation, dont elle garde un souvenir ému. Mais en 2005, elle doit stopper net sa carrière à cause d’un problème cardiaque. Alors qu’elle venait pour un simple examen de routine, elle est transférée à la Pitié Salpêtrière où elle est opérée d’urgence. Elle se fait poser un défibrillateur cardiaque, « J’avais l’impression d’avoir une pierre dans la poitrine », révèle t-elle à la presse en 2012.

Se battre malgré les obstacles

Question détermination et volonté, Sarah en connaît un rayon. Et pour cause ! Après son opération, Sarah n’attend qu’une seule chose : se remettre à la planche. Son cardiologue est d’abord inquiet mais il comprend qu’il en va de la survie de cette sportive de haut niveau, et lui signe son autorisation médicale. Deux mois plus tard, Sarah remporte le Championnat d’Europe sous l’admiration du public, de sa famille et des médecins. Mais soudain, c’est la déconvenue : elle se voit retirer sa licence par la FFV. Pour la première fois, Sarah commence à baisser les bras. Mais cette petite femme est une boule d’énergie et elle ne va pas se laisser abattre … Elle s’engage dans l’équipe de Windsurf arménienne et doit représenter le pays aux JO de Pékin. Elle n’ira pas remporter son prix, faute de financement, mais cette expérience l’a remise sur pieds. Elle est prête à se lancer dans un nouveau projet fou: « J’ai compris qu’il y avait urgence à réaliser ses rêves ».

Un défi, traverser l’Atlantique en planche à voile

En 2011 elle se lance un nouveau défi : traverser l’Atlantique en planche à voile.  “J’ai besoin d’aller voir le large. Sans aucune terre en vue, là, je me sens chez moi” déclare t-elle à Paris Match en 2012. Le but de cette expédition est de se surpasser et de montrer à la terre entière qu’ »Avec du coeur, tout est possible », même pour une porteuse de défibrillateur cardiaque comme elle. « Avant tout, mon objectif est de sensibiliser les gens sur les porteurs de défibrillateur. Cessez de nous prendre pour des handicapés ! ». Cette expérience a été magique, et en plus des émotions ressenties, elle lui a donné le goût de l’organisation d’expéditions. Elle est aujourd’hui rideuse pour les marques Fanatic, North Sails, Ion et Pictures Organic Clothing. Avec son projet « Poussé par le vent », elle parcourt le monde et valorise la planche, le SUP et en particulier son activité de prédilection, le SUP Fitness Yoga.  Pour elle le paddle est une discipline très complète. Elle le pratique en surf, balade, et surtout en SUP Yoga. Depuis qu’elle s’est formée à cette discipline au Québec et en Inde, elle dispense des formations de SUP Fitness Yoga en France. Depuis leur départ en voilier, son activité est devenue nomade. Sa prochaine formation se tiendra en Janvier 2018 en Guadeloupe.

Vivre au rythme de son corps et de son esprit, en respectant son environnement

Cette sportive de haut niveau aime vivre en accord avec son corps et avec son environnement. Elle prend soin de son bien-être et de son corps. Pour cela, elle a son rituel beauté et il y a de quoi être inspiré(e)! Le matin au réveil elle pratique une séance de yoga et aime sensation de liberté qui s’empare d’elle lorsqu’elle sort du cockpit et regarde l’immensité de la me. Elle s’en sent apaisée. Suite à cela, elle se régale d’un fruit, de noix, et d’un bon thé vert fumant. Elle mange sainement, est végétarienne, même si elle admet que son péché mignon est le chocolat à 70% ;-). Côté astuces beauté, Sarah aime les choses simples et naturelles: elle protège sa peau avec de la crème solaire, et nourrit son corps et ses cheveux avec des huiles végétales. Pour se parfumer, elle utilise des huiles essentielles. Consciente de l’état de la planète, elle apprécie son mode de vie à bord d’un voilier. « On est en totale autonomie parfois, du coup, on apprend à faire avec moins. » Depuis toute petite, elle a appris de vivre simplement, dans une « sobriété heureuse » qu’elle apprécie. A bord du bateau, Aurélien et Sarah ont installé des panneaux solaires, un alternateur sur l’arbre d’hélice pour produire leur énergie.

Un mot sur OceanRide ?

Sarah encourage la popularisation du SUP en France, permise par des initiatives comme la plateforme OceanRide. Ce qu’elle apprécie également c’est l’aspect éco-responsable de la start-up : « Continuons à nettoyer les océans, les plages, il n’y a pas de petites actions, tout le monde a sa part à jouer ». En effet, OceanRide sensibilise son public à la pollution des océans en leur offrant 30’ de paddle gratuites s’ils effectuent un Beach Clean Up. « Lorsqu’on est sur l’eau, il faut suivre le rythme des flots et se laisser porter, comme dans la vie savoir suivre la vague tout en restant en équilibre ».

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